Virtualia?

Piove sui works in regress.

European, italiano, piemontèis. Falso e cortese. Geriatric millennial. Bezbožný. Samotář. 100% spoleh!

Signal Failure ·

Cet article ici est dédié à Martine, ma traductrice de “Monbió” préférée.

Quand j’ai abandonné les “boulots à la con” de David Graeber, j’ai découvert ce livre dans le catalogue de ma liseuse électronique. Au début, j’ai cherché et trouvé une copie pirate; lorsque j’avais lu la moitié, je l’ai acheté comme il faut.

La clé est dans son titre: Signal Failure è l’histoire d’un échec, comme Mer agitée de Tabitha Lasley ou La Vie aigre de Luciano Bianciardi. À la difference de ces livres, l’échec est le point de départ pour une introspection qui développe le sujet plus profondément.
L’auteur, Tom Jeffreys, est un écrivain sur l’art et la culture, et un artiste lui-même. Dans novembre 2014, il parti de Londre à pied, direction Birmingham, sur le parcourse proposé pour la ligne de chemin de fer à grande vitesse HS2. Il voulait raconter comment la ligne – et avant d’elle, sa construction – aurait changé l’espace physique, naturel et social entre les deux villes. C’est une approche à la marche qui s’appelle psychogéographie, et qui s’inscrit dans une résurgence du nature writing. L’échec de Jeffreys fut double: il ne connaissait pas la nature dans laquelle il marchait, et il dut s’arrêter à la moitié du chemin à cause d’une blessure. Le juillet suivant, il reprit et termina sa marche; après ça, il écrivit son mémoire.

Son mémoire est plein de réflexions philosophiques, que je ne sais pas commenter, et de références aux œuvres célèbres d’autres écrivain(e)s de nature writing, que je ne connais pas sauf George Monbiot et Rebecca Solnit. Aussi, je sais rien au sujet du HS2. Mais je peux lire ce livre politiquement: Tom Jeffreys vient de la middle class, et il parle avec personnes de la même classe, d’où son seul point de vue. L’opposition à la ligne, de laquelle il prend note sur son chemin, est toujours pour un motif: la construction ira perturber leur style de vie. [T]he reason why many people actually choose to live in the country: ‘peace and quiet’ are the words that crop up again and again along the route. Les raisons économiques en faveur ou contre ne sont pas traitées. Jeffreys se plaint que les personnes ne sont pas envisagées par les rédacteurs du projet; mais, en omettant la dimension économique, dans laquelle les personnes vivent leurs vies, il commet la même erreur.

I ask a man with a dog if I’m going the right way, but I can’t understand his accent. I nod and pick up my pace to avoid having to walk together.

Ceci est son troisième échec.